Changement de prothèse mammaire à Paris
Chirurgie mammaire
Chirurgie mammaire à Paris
Changement de prothèse mammaire
Une question que se posent toutes les patientes
Lorsque l’on a des prothèses mammaires, ou que l’on envisage une augmentation, la question du changement de prothèses revient invariablement : faut-il les changer ? Quand ? Y a-t-il un risque si on les garde ? Que faire en cas de rupture ? Et qu’en est-il du lien parfois évoqué avec le cancer ?
Ces questions sont légitimes, mais les réponses qui circulent sur internet sont souvent imprécises, voire alarmistes. Cette page reprend, point par point, ce qu’il faut réellement savoir, à partir des données médicales actuelles et de la pratique quotidienne.
Les prothèses ont-elles une durée de vie précise ?
Non, les prothèses mammaires n’ont pas de durée de vie prédéterminée. Contrairement à une idée largement répandue, il n’existe pas de règle qui imposerait de changer les prothèses « tous les dix ans » ou à un délai fixe. Les prothèses modernes sont conçues pour durer longtemps, et beaucoup de patientes les conservent sans problème sur de très longues périodes.
Ce qui peut amener à un changement, ce n’est pas la durée écoulée, mais l’évolution naturelle du corps et de la poitrine :
- une ptose qui s’est installée avec le temps, l’effet de la pesanteur ou les grossesses ;
- des variations de poids importantes qui ont modifié la forme du sein autour de la prothèse ;
- une modification du résultat esthétique (sein qui s’est creusé, contour visible, position de la prothèse modifiée) ;
- un changement dans les souhaits de la patiente (volume différent, forme différente) ;
- ou, plus rarement, une complication comme une rupture ou une coque.
L’indication d’un changement est donc individuelle : elle se discute en consultation, à partir d’un examen et d’une imagerie de contrôle, jamais sur la base d’un simple calendrier.
La surveillance des prothèses
Si la « date de péremption » n’existe pas, un suivi régulier reste indispensable. Il repose sur :
- une consultation annuelle chez votre gynécologue ou votre médecin traitant, qui assure le suivi habituel de la poitrine. Les patientes ne reviennent pas en consultation de chirurgie plastique de façon systématique : c’est le suivi médical de routine qui prend le relais ;
- une imagerie de contrôle régulière (échographie mammaire, parfois IRM en cas de doute), qui permet de vérifier l’intégrité de la prothèse et l’état du sein ;
- la vigilance de la patiente elle-même, qui doit signaler tout changement (douleur, modification de forme ou de consistance).
En cas de doute ou de souhait de modification, une consultation de chirurgie plastique peut bien sûr être organisée à tout moment.
La rupture d’une prothèse : ce qu’il faut savoir
La rupture d’une prothèse mammaire est une éventualité connue, mais elle reste rare. Les études retrouvent un taux de rupture d’environ 1 % dans les dix premières années suivant la pose, qui augmente ensuite avec le temps, en particulier au-delà de quinze ans, et davantage encore avec les anciennes générations de prothèses. Avec les prothèses actuelles, l’incidence est plus faible et la durabilité bien meilleure.
Surtout, ce n’est pas une urgence.
Les prothèses actuelles contiennent un gel de silicone cohésif, qui reste en place même en cas de rupture de l’enveloppe : il ne « coule » pas dans le sein ni dans l’organisme. La rupture peut être totalement asymptomatique et n’est souvent détectée que lors d’une imagerie de contrôle.
Lorsqu’une rupture est diagnostiquée, le changement de prothèse est programmé dans des conditions sereines, sans précipitation. Il n’y a pas de prise en charge urgente à organiser.
Prothèses mammaires et cancer du sein
C’est une question qui inquiète, à juste titre. Voici ce que disent les données actuelles.
Les prothèses ne causent pas le cancer du sein
Les prothèses mammaires n’augmentent pas le risque de cancer du sein. C’est une donnée constante des grandes études épidémiologiques. Une patiente porteuse de prothèses a le même risque de cancer du sein que la population générale.
Le LAGC-AIM, une entité rare et spécifique
Il existe en revanche un lien établi entre certaines prothèses et un lymphome anaplasique à grandes cellules associé aux implants mammaires (LAGC-AIM). Ce n’est pas un cancer du sein, mais un lymphome rare. Il a été associé exclusivement aux prothèses à enveloppe texturée, qui ont été retirées du marché en France à partir de 2018. Les prothèses lisses, utilisées aujourd’hui, ne sont pas concernées par ce risque.
Le dépistage du cancer du sein reste possible
Le dépistage mammographique du cancer du sein reste parfaitement réalisable chez une patiente porteuse de prothèses : il faut simplement le préciser au radiologue, qui utilise alors des incidences adaptées. L’échographie et l’IRM complètent l’analyse si nécessaire.
Le changement de prothèses en pratique
Lorsqu’un changement est décidé, l’intervention est techniquement plus simple et les suites sont plus légères que pour une première pose. La prothèse précédente est retirée, la nouvelle est mise en place, et selon la situation, d’autres gestes peuvent être associés : mastopexie (lifting) si une ptose s’est installée, lipofilling complémentaire pour adoucir les contours, ou simple changement de volume si vos souhaits ont évolué.
Le projet est discuté en consultation, à partir de votre situation actuelle et de ce que vous attendez.
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Questions fréquentes
Dois-je changer mes prothèses au bout de dix ans ?
Non. Il n’y a pas de durée de vie fixe pour les prothèses mammaires. Le changement se discute en fonction de l’évolution de votre poitrine et du résultat, pas en fonction d’un délai. Beaucoup de patientes conservent leurs prothèses bien plus longtemps sans problème.
Que faire si je découvre que ma prothèse est rompue ?
Ce n’est pas une urgence. Les gels de silicone actuels sont cohésifs et restent en place. Le changement se programme dans des conditions sereines avec votre chirurgien, après bilan.
Les prothèses mammaires augmentent-elles le risque de cancer du sein ?
Non. Aucune étude n’a démontré d’augmentation du risque de cancer du sein chez les patientes porteuses de prothèses.
Et le lymphome dont on parle ?
Le LAGC-AIM est un lymphome rare, exclusivement associé aux prothèses à enveloppe texturée, retirées du marché français depuis 2018. Les prothèses lisses utilisées aujourd’hui ne présentent pas ce risque.
Puis-je faire des mammographies avec mes prothèses ?
Oui, sans aucun problème. Il suffit d’informer le radiologue, qui réalise alors des clichés avec des incidences adaptées.
Combien de temps avant de pouvoir reprendre une activité normale après un changement ?
Les suites d’un changement sont souvent plus légères que celles d’une première pose. Une reprise des activités courantes est généralement possible dès 48 heures. Le sport est repris progressivement après quelques semaines.